Une journée d'information sur la lutte contre la pollution marine accidentelle a été organisé vendredi à l'Institut SAMIR de pétrole à Mohammedia avec la participation de plusieurs experts nationaux et étrangers.
Cette manifestation, initiée par le secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement, en collaboration avec la SAMIR et le Groupement méditerranéen de l'industrie de pétrole (MOIG), s'inscrit dans le cadre de la protection de l'environnement en général et la lutte contre la pollution marine accidentelle en particulier. Les participants à cette journée, représentant la France, Malte, la Grande-Bretagne, la Tunisie et le Maroc, ont mis l'accent sur l'importance de telle rencontre, mettant en relief l'exercice de simulation de lutte contre la pollution marine accidentelle (Simulex 200

qui s'est déroulé récemment à Nador.
Cet exercice, organisé au large des côtes de cette ville, entre dans le cadre de la mise en oeuvre des dispositions du Plan d'urgence national (PUN) et de son arrêté d'application relatif à la lutte contre la pollution marine accidentelle. Il prévoit, entre autres, l'organisation tous les deux ans d'un exercice de simulation d'une lutte antipollution marine, à l'instar des autres simulations déjà organisées à Mohammedia (2002), Nador (2004) et Agadir (2006).
Le PUN constitue un outil permettant d'organiser l'intervention en mer et sur terre en cas de pollution marine accidentelle par les hydrocarbures ou autres substances nocives et de répartir les tâches et les missions entre les différents intervenants.
Simulex 2008 a pris cette année une dimension méditerranéenne, avec la participation des pays partenaires de l'initiative ‘'5+5 défense'', dont la France, l'Espagne, l'Algérie, la Tunisie, et la Li

avec des moyens opérationnels pour tester et renforcer la coopération régionale dans le domaine de lutte contre la pollution marine accidentelle.
Les spécialistes et les experts en environnement ont débattu, lors de cette journée, de plusieurs thèmes portant notamment sur les pollutions enregistrées au niveau de la Méditerranée, les techniques de lutte contre la pollution marine accidentelle, les procédures d'instruction du dossier d'indemnisation, ainsi que la réglementation internationale.
Ont notamment assisté à cette journée plusieurs représentants de départements ministériels concernés ainsi que des principaux acteurs dans la protection de l'environnement.
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Des rejets qui empoisonnent l'océan
Les rejets industriels à Casablanca dépassent l'entendement. Rien que dans la zone Est, la charge polluante est équivalente à celle d'une population de 6,5 millions. ‘
'Le Casablancais est-il deux fois plus polluant?'' Non car ces rejets sont à dominance industrielle. Pour preuve, «le rapport DCO-DBO 5 est supérieur à 1,5», diront les spécialistes. Autrement dit, la Demande chimique en oxygène dépasse nettement la Demande biologique en oxygène.
La DCO est un indicateur de la pollution d'origine industrielle, tandis que la DBO 5 sert à mesurer la pollution d'origine domestique.
Ces deux variables renseignent sur la quantité d'oxygène nécessaire pour épurer la pollution industrielle et domestique.
Sur les 7 grands collecteurs de la zone Est, les charges en matières polluantes industrielles (DCO) est de l'ordre de 891.693 kg/j, soit plus que le double des matières polluantes domestiques (DBO 5). Ces dernières sont estimées à 315.282 kg/j. Et ce n'est pas tout.
A cette charge, il faut ajouter 152.997 kg/j de matières en suspension (MES) qui sont des substances flottantes non dissoutes surtout quand l'eau est stagnante.
Par MAP