PESHAWAR - L'explosion d'un camion piégé devant un hôtel de Peshawar
fréquenté par des étrangers et une attaque lancée par des hommes armés
ont fait sept morts et 64 blessés mardi soir, ont annoncé les autorités
pakistanaises.
Des secours à pied d'oeuvre après l'attaque de
l'hôtel Continental, à Peshawar. L'explosion mardi soir d'un camion
piégé devant cet hôtel fréquenté par des étrangers et une attaque
lancée par des hommes armés ont fait en tout sept morts et 64 blessés.
(Reuters/Adrees Latif)
Un responsable des Nations unies a précisé que deux employés de
l'organisation internationale, un Russe et une Philippine, figuraient
parmi les tués de l'hôtel Continental, l'un des plus fréquentés de
cette ville du Nord-Est du Pakistan.
Parmi les blessés figurent une Allemande travaillant pour le Fonds
des Nations unies pour l'enfance (Unicef), ainsi qu'un Britannique et
un Nigérian.
Les taliban ont multiplié les attentats depuis le lancement par les
forces gouvernementales pakistanaises, en avril, d'une vaste offensive
contre les islamistes de la vallée de Swat et des régions voisines,
dont l'influence s'était étendue à la faveur d'une trêve conclue en
février avec Islamabad.
"Nous avons un bilan de sept morts, victimes de l'explosion, quatre corps ont été retrouvés aujourd'hui", a dit le chef de la police municipale, Sifwat Ghayyur.
Ce bilan ne tient pas compte des assaillants qui ont été tués dans l'attaque.
Plusieurs personnes sont toujours portées disparues, dont le
directeur de l'établissement, et les sauveteurs continuent de déblayer
les ruines de l'hôtel, dont une partie s'est effondrée sous la
puissance de l'explosion.
Cet attentat rappelle celui qui a fait 55 morts en septembre dernier à l'hôtel Marriott d'Islamabad.
Selon la police, une bombe de 500 kg se trouvait dans le camion - la même puissance que celle qui avait ravagé le Marriot.
"J'étais dans le restaurant chinois lorsque nous avons entendu
des tirs puis une explosion. Il faisait complètement noir et les gens
ont commencé à crier et à courir", a raconté Ali Khan, un serveur de l'hôtel.
Les Nations unies participent activement aux secours en faveur des
2,5 millions de personnes chassées de chez elles par les affrontements
dans le nord-ouest du Pakistan.
Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a condamné "une odieuse attaque terroriste que rien ne peut justifier".
Vendredi dernier, un attentat avait fait une quarantaine de morts au
moment de la grande prière hebdomadaire dans une mosquée du district du
Haut-Dir, non loin du théâtre des combats.