
Le champion du monde en titre du marathon, le Marocain Jaouad Gharib, disputera samedi à Helsinki la finale de cette épreuve avec la ferme détermination à défendre coûte que coûte son titre et réitérer l'exploit des mondiaux 2003 à Paris où il avait offert au Maroc son premier titre mondial.
"Timide, combatif et infatigable", comme l'avait qualifié son ancien entraîneur et ex-champion olympique du 10.000 m (Séoul 1988), Brahim Boutayeb, Gharib avait défrayé la chronique deux ans auparavant en raflant la médaille d'or et en pulvérisant le record mondial du marathon avec un chrono de 2 h 8 mn et 31 sec.
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La surprise était d'autant plus grande que ce Marocain, surgi de nul part, n'a entamé sa carrière sportive que tardivement, à l'âge de 22 ans, ne comptant à son actif qu'un seul marathon (Rotterdam 2003) et du coup, il n'était pas connu des observateurs.
Avec ce sacre mondial, Gharib avait également ressuscité la mémoire de feu Abdeslam Radi qui avait décroché 34 ans plus tôt la médaille d'argent au marathon des Jeux olympiques de Rome, médaille qui fut à l'époque la première du genre pour le Maroc.
C'est justement à cette icône de l'athlétisme marocain que Gharib espérait offrire une médaille d'or lors des Olympiades d'Athènes 2004, mais son rêve n'a pu être concrétisé, l'athlète marocain ayant cédé la tête de la course finale à quelques kilomètres de l'arrivée pour entrer onzième. Aujourd'hui, afin de préserver son titre mondial, Gharib devra s'armer de ses meilleurs atouts, à savoir "la force, l'endurance et l'amour des défis", selon Abdelghani Kestal qui avait remplacé Boutayeb à l'encadrement technique de l'athlète marocain.
"Je me suis préparé comme il faut à ce marathon et je déploierai tous mes efforts pour défendre mon titre auquel je ne renoncerai pas", affirme Gharib, qui se montre optimiste tout comme son actuel encadrant Mohamed Moha. En 2003, Gharib, alors inconnu, qui avait profité de l'effet de surprise, sera donc samedi le champion à détrôner.
Parmi les noms qui mettront le Marocain dans leur collimateur, figurent l'Italien Stefano Baldini, champion olympique (Athènes 2004) et le Kenyan Martin Lel, vainqueur du dernier marathon de Londres (avril 2005) et détenteur de la meilleure performance mondiale de l'année (2 h 7 mn 26 sec), ainsi qu'une armada d'athlètes kenyans et japonais.
En plus du titre individuel, la formation marocaine formée de Jaouad Gharib, Rachid Ghenmouni, Khalid Boumlili, Abderrahim Bouremdane et Abdelkebir Maâchi, visera l'une des trois premières places au classement par équipes.
Le Maroc avait occupé la 4è place lors des Mondiaux de Paris. L'équipe se composait alors de Gharib (1ère place), Ghenmouni (13è), Khalid Sekkah (38è) et Chadli Moulay Taher (46è).
Une équipe féminine représentera également le Maroc lors de cette finale, avec à sa tête Zhor El Kamch, vainqueur en 2004 du marathon de Rotterdam et détentrice du record arabe de cette discipline (2 h 26 mn 10 sec), qui fait figure de favorite pour l'une des trois médailles.
Il s'agit de la deuxième participation de l'équipe féminine marocaine après l'édition de Paris où Kenza Ouahbi était entrée 35è et Hanane Farhoun 52è.