Les Jeux Olympiques de Pékin sont terminés. La cérémonie de clôture a mis un
point final à quinze jours de compétitions riches en émotions. Dans la joie et
la fête, les athlètes se sont réunis une dernière fois dans le Nid d'oiseau
avant de se retrouver dans quatre ans à Londres, théâtre des Jeux de la XXXème
Olympiade. Zài jiàn Beijing*, Hello London !
Les Chinois n'avaient pas envie que cela s'arrête. Mais il a bien fallu mettre
un terme à ces Jeux dans la cité pékinoise. Le Nid d'oiseau s'est une dernière
fois embrasé pour remercier les milliers d'athlètes venus des quatre coins du
monde. La cérémonie de clôture aura duré près de deux heures, et là encore les
organisateurs ont réussi leur pari: faire de cet évènement, parfois ennuyeux, un
moment magique. Des tableaux aux couleurs multiples se sont succédé,
représentant par exemple les anneaux et la flamme olympique, le tout ponctué de
feux d'artifices spectaculaires.
Les porte-drapeaux ont ensuite fait leur
entrée dans le stade. Tony Estanguet, malheureux lors des épreuves de
canoë-kayak, a retrouvé le sourire, le drapeau tricolore à la main. Tia
Hellebaut, la surprenante championne olympique de la hauteur, a élevé bien haut
les couleurs de la Belgique, à l'heure où Flamands et Wallons se tiraillent.
Pour les Britanniques, c'est le roi de la piste Chris Hoy qui s'est avancé dans
le stade, symbole d'une délégation qui aura ramené un nombre incroyable de
médailles (47, dont 19 en or). Les athlètes ont ensuite enflammé la piste. Tel
un melting pot, près de 10 000 sportifs ont pénétré dans le stade en ordre
dispersé, arborant fièrement les couleurs de leur pays.
David Beckham
en "guest star"
La délégation française, finalement dixième au
classement des médailles (40 au total, dont 7 en or, 16 en argent et 17 en
bronze), n'était pas en reste. Ça chante et ça danse dans le clan tricolore,
Alain Bernard en tête. Le champion olympique du 100 m nage libre était déchaîné,
entouré de tous les autres nageurs français. Les appareils photos ont crépité
dans tous les sens pour immortaliser l'instant. Le géant du basket chinois, Yao
Ming, s'est aussi offert un bain de foule. Liu Xiang était évidemment absent,
sûrement encore meurtri par son abandon sur le 110 m haies, alors que tout un
peuple attendait un nouvel exploit.
Jacques Rogge, le président du CIO,
et Hu Jintao, le président chinois, sont allés de leur discours traditionnel,
juste avant que le maire de Pékin ne transmette le drapeau olympique à son
homologue londonien, Boris Johnson. En "guest star", David Beckham a fait une
petite apparition balle au pied au milieu du stade, avant-goût des réjouissances
prévues dans la capitale anglaise. Vers 15h30 (heure française), la flamme s'est
éteinte. Elle se rallumera dans quatre ans à plus de 8 000 kilomètres du Nid
d'oiseau, pour les Jeux de la XXXème Olympiade.
(*) Au revoir Pékin
!