Un Franco-Marocain en prison au Maroc
févr. 10
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Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées aujourd'hui à
Paris pour réclamer la libération du colonel-major Kaddour Terhzaz, un
Franco-Marocain de 72 ans condamné à 12 ans de prison au Maroc pour
"atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat".
A l'appel
d'Amnesty international et de la famille de l'ancien numéro 2
de l'armée de l'air marocaine, les manifestants se sont retrouvés
pendant deux heures devant le musée national de la Légion d'honneur. Sur
les pancartes, on pouvait lire: "Kaddour est innocent, libérez-le".
Agitant des drapeaux français et marocains, ils ont scandé des slogans
demandant au gouvernement français d'intervenir auprès du Maroc, tels
que: "France: Etat de droit, c'est ton devoir de libérer Kaddour".Depuis deux mois, l'officier franco-marocain, condamné à 12 ans de
réclusion, "a été mis à l'isolement sans motif officiel, il dort à même
le sol, sans matelas, sans eau chaude", a déclaré sa fille Sonia, la
voix nouée par des sanglots.
"Mon père s'est fait des inimitiés tout simplement parce qu'il est connu
pour son franc-parler, quelque chose qui ne plaît pas dans l'armée",
a-t-elle ajouté.
Son état de santé physique et psychologique s'est dégradé, a affirmé son
épouse Annie qui "(craint) qu'il ne puisse survivre à cette épreuve".
Selon ses proches, une pétition en ligne a déjà recueilli "plus de 2.000
signatures", parmi lesquelles celles de parlementaires français
demandant à la France d'intervenir.
Selon sa fille, Kaddour Terhzaz a été interpellé en novembre 2008 après
avoir adressé une lettre "respectueuse" à Mohammed VI dans laquelle il
cherchait à obtenir une amélioration du sort des pilotes marocains
libérés après avoir été longtemps captifs du Front Polisario à Tindouf
(sud-ouest algérien) lors du conflit armé du Sahara occidental.
Ce conflit a été interrompu en 1991 avec un cessez-le-feu sous l'égide
de l'Onu.
Kaddour Terhzaz, marié à une Française, est incarcéré à la prison de
Salé, près de Rabat, "après un procès arbitraire" en novembre 2008,
avait dénoncé sa fille lors d'un précédent rassemblement le 22 décembre.
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