Safi refuse d'être une impasse... L'autoroute ! un rêve qui s'éteint
nov. 05
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Les
gens de Safi qui ont connu une ville prospère, animée et bien vivante, apprécient
la volonté de plus en plus affichée de voir chaque ville avoir la chance
qu'elle mérite pour regarder l'avenir sans être indigne de son passé.
Mais
ils sont inquiets. il y a deux raisons à cela : le choix de l'itinéraire
intérieur pour la jonction casa blanc - Agadir, par Marrakech et l'abandon
d'un projet d'irrigation de 35 000
hectares qui devait impulser un vigoureux effort à l'agriculture régionale.
En effet, les agriculteurs Abdis se sont frotté les mains quand on a rêvés
d'irriguer une superficie de
35 000 hectares. il faut dire que la superficie irriguée était de 1% de la superficie
agricole total, alors que Doukkala bénéficie d'une superficie irriguée de
12% de
Mais ce léger différend a des soubassement beaucoup plus graves. le choix par l'état et Autoroutes du Maroc de poser les bases de l'autoroute Tripoli-Nouakchott en passant par Marrakech apparaît aux Safiots comme un choix bureaucratique, partiel et arbitraire. selon eux, cet itinéraire pour lier le sud au nord du Maroc a été choisi sans examen précis des possibilités des potentialités et du devenir des villes étapes.
Pour eux, pour relier Tanger à Nouakchott, le meilleur itinéraire était celui qui longe la côte, de casablancais à Agadir, en passant par el Jadida, Safi, Essaouira, Agadir. ce serait le plus profitable économiquement.
Par ailleurs,le développement d'Agadir est peut-être la nouveauté majeure, dans l'aménagement du territoire depuis 20 ans. le développement touristique d'Essaouira est pénalisé par sa situation géographique alors que sa position culturelle aurait du être un argument dans le choix de la liaison casa-agadir. Même l'aéroport ne la désenclave pas, mais il lui permet en tout cas de pouvoir accueillir des vols spéciaux. Mais Safi, elle regarde les avions atterrir à Casablanca, l'autoroute passer par Marrakech et la côtière qui la dessert est sinueuse et étroite. Quand à la nationale qui effleure la cité mais qui est loin d'être une voie rapide, elle est encombrée,dangereuses et s'éloigne trop de la côte. Alors pourquoi infliger à une autoroute la traversée de la plus haute chaîne de montagnes du pays. De Chichaoua à Taroudant, c'est la route aux mille virages qui grimpe péniblement les cols, qui s'accroche au bord des massifs comme une corniche. Combien de ponts faudra t il construire, combien de tunnels creuser ?
Alors, or craint que Safi ne devienne une presqu'île asphyxiée, bridée, qui cessera du coup de se développer et de profiter de son arrière pays. Pourquoi a t on décidé d'arrêter l'autoroute à el Jadida »voilà la question.car la traversée de l'atlas renvoie la liaison « Tripoli-Nwakchott » par Marrakech à 20 ans, au moins, cette liaison « Tripoli-Nwakchott » est un serpnet de mer qui porte un nom exotique à souhaits. Et au Maroc, nous cédons facilement à la musique des mots. Jorf Lasfar-Agadir sonne moins harmonieux. De faits, si l'autoroute qui doit relier Casa – Agadir va rester en souffrance, Safi en pâtira aussi, Car à défauts d'etre traversée par une autoroute intercontinentale, elle aimerait être rattachée à Marrakech par une voie rapide. Comme L'autoroute Marrakech–Agadir passera par Chichaoua, Les Safiots font contre mauvaise fortune bon c½ur et demandent une bretelle Safi–Chichaoua.
Puis s'ils ne croient plus à l'autoroute côtière, ils demandent une voie rapide El Jadida Safi.
Reste l'aéreport. Les habitants, et la société civil, principalement n'ont plus confiance que la leçon qu'on a tiré du tremblement de terre d'Alhocima : dans le plan national anti-catastrophes. S'il n y' avait pas eu l'aéreport de Nador, les ressources ne seraient jamais arrivés à temps. Les dégâts auraient été bien plus graves.
Donc , à défauts de nous donner l'aéreport pour que pour les charters des milliers de touristes, on vous donnera peu être un, en prévision d'un Tsunami, qu''à Dieu ne plaise. Les Safiots ne sont pas contents, Vous pouvez en être sur.
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