jnane sbile
Modérateur Forumiste

Messages : 780 Inscrit(e) le: 04.08.2006
|
Posté le 03/03/08 à 12:58 | | | RE : attention!jouets toxiques |
Jouets de la mort ECRIT PAR LE REPORTER 
C’est Achoura. Le papa Noël marocain arrive directement de la Chine. Sous les manches de son kimono, il apporte aux enfants de nombreux jouets. Il y en a pour tous les goûts et pour pas cher. Il faut juste savoir que ces gadgets, échappant à tout contrôle, peuvent être mortels...
AU quartier populaire de Sidi Bernoussi, il est difficile de se frayer un chemin aux alentours de la kissaria ce samedi après-midi. Sur la plupart des tables en bois ou à même le sol, des tonnes de jouets de toutes sortes sont étalées. « Zidou (venez) ! Tout à 13 dirhams ! », crie un jeune marchand en montrant par-dessus les têtes une poupée qui se déhanche sur une chanson orientale. Sur sa table sont déposés pêle-mêle, des jumelles, des cuisinières en miniatures, des nounours, de fausses Barbie, des supermen, des yo-yo, des tanks, des soldats, des marionnettes... Le tout est « made in china », mis à part quelques rares produits thaïlandais. Parmi ces jouets, il y en a qui ont été interdits en Europe, aux USA, au Canada et en Australie parce qu’ils comportent des matières cancérigènes ou toxiques . Dans ce lot, on trouve notamment des yo-yo, des chevaux magnétiques, des jeux avec des billes... Mais, qui se soucie au Maroc de la dangerosité des jouets et a fortiori dans un quartier populaire ? Certainement pas les vendeurs !
Pour accrocher les clients, un jeune vendeur actionne à la fois le bouton d’un rapeur américain qui se met à chanter et celui d’une « chikha » qui se met à danser. Un véritable cirque chinois !
Des hommes, des femmes et des enfants, amusés, viennent, les uns après les autres ou les uns avec les autres, voir de plus près ces gadgets. Rares sont ceux qui repartent les mains vides, même quand ils doivent payer un peu plus que 13 dirhams.
Une femme vient d’acheter la poupée dansante à sa fille de quatre ans. A la question de savoir si elle sait d’où vient ce jouet, elle répond, agacée : « je m’en fous ! ». Pour elle, l’essentiel, c’est que « ce n’est pas cher ». La dame, pourtant assez jeune et alphabétisée, ne veut même pas non plus entendre parler du grand danger que peut courir sa petite fille en maniant sa poupée qui a dans le dos des piles au contenu hautement toxique. Elle n’est pas la seule à avoir cette attitude.
A Sidi Bernoussi, à Hay Mohammedi et à Derb Omar et partout ailleurs à Casablanca et dans les autres villes où la vente des jouets fait florès à l’approche de l’Achoura, le père Noël aux yeux bridés qui offre autant de cadeaux empoisonnés à des enfants, doit avoir certainement un cœur en bois.
Taghounja contre les Chinois
Plus de 600 fabricants chinois de jouets n’ont plus de licence d’exportation. L’administration de la qualité chinoise les sanctionne pour leur mauvaise qualité et pour le danger que leurs jouets représentent pour les enfants du monde entier. La Chine c’est tout de même 60% du marché mondial du jouet. Les importateurs marocains devront donc trouver autre chose. Quant aux enfants, ils ne doivent pas non plus oublier totalement la bonne vieille Tanghounja.
Poupée islamique
Même les poupées commencent à porter le voile. La célèbre Fulla a fait des émules. Et on voit désormais, bien des figurines drapées à la mode islamique. Histoire d’attirer des clients barbus et des clientes voilées. Mais pour les vrais islamistes, la poupée est haram quelque soit son accoutrement !
Poupées marocaines Des poupées bien de chez nous, il en existe sur les étalages de certaines grandes surfaces. Même si elles ne sont pas nombreuses, les poupées nationales commencent à trouver preneurs. Elles attirent les fillettes surtout par leurs habits traditionnels.
|
| La vérité de demain se nourrit de l'erreur d'hier |
|