oussama4422
Safiwebien Inspiré


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Posté le 03/05/07 à 17:49 | | | Marocains comment faites-vous l'amors |
 La plupart des Marocaines préfèrent être dessus plutôt que dessous, contre tant pour cent qui aiment faire ça debout contre un mur… Est-ce utile de le préciser, de tels chiffres relèvent du fantasme (de journaliste). Aucune enquête sérieuse (ni même pas sérieuse, d’ailleurs) atteignant ce niveau de précision n’a été, à ce jour, réalisée au Maroc. Comment, dans ces conditions, en savoir plus sur la sexualité des Marocains ? Eh bien tout simplement en leur posant la question. Pas à tous, bien entendu, ni même à un échantillon qui se voudrait représentatif. Il a fallu assumer un choix : partant du principe que si évolution il y a, elle ne sera palpable que dans la classe moyenne urbaine, nous avons décidé d’y restreindre notre champ d’enquête. En revanche, les âges, origines, professions, et de degrés d’éducation des personnes que nous avons interrogées diffèrent. Nous avons questionné des sexologues, aussi ; trois sur les cinq que compte le royaume. À la question "Comment les Marocains font-ils l’amour ?", l’un d’eux nous a répondu, sans réfléchir : "Comme ils peuvent". C’est dire à quel point la misère sexuelle reste la norme, dans ce pays. Le sexe est toujours hors-la loi, l’interdit religieux est dans tous les esprits, les frustrations habitent encore les corps, et la pénurie de lieux de rencontres sexuelles (familièrement dits "pritchs") finit de compliquer la tâche à toutes ces malheureuses et ces malheureux qui ne cherchent, en fin de compte, qu’un moment de bonheur…
Virginité, un tabou en recul N’empêche qu’il y a bel et bien évolution. Il n’y a pas si longtemps, par exemple, presque toutes les Marocaines s’employaient à rester vierges jusqu’au mariage. Plus maintenant. Et c’est compréhensible : la mixité des lieux publics, des écoles, des universités et des lieux de travail font que, tout simplement, les garçons et les filles ne peuvent plus s’éviter. Le mariage, personne n’est contre. Mais les conditions socio-économiques aidant (ou plutôt n’aidant pas), il devient de plus en plus difficile, pour ne pas dire intenable, d’attendre l’autorisation des adoul pour "essayer". Surtout qu’aujourd’hui, grâce à la parabole, les jeunes Marocaines savent précisément ce qu’elles ratent, si elles n’essayent pas. Alors elles essayent, et tant pis pour la petite membrane. "Une vierge ? C’est plus difficile à trouver qu’une aiguille dans une botte de foin", dit Tarik, jeune cadre bancaire de 27 ans, célibataire et rigolard. Il y a à peine 10 ans, en dénudant une fille, les garçons se demandaient avec angoisse s’ils allaient devoir se contenter d’un misérable frotti-frotta - ce dont ils se contentaient, en effet, neuf fois sur dix - les hommes d’aujourd’hui ne se posent même plus la question. "Dans mon entourage, poursuit Tarik, les filles ont fait des études, elles travaillent et ont des petits amis. Ce sont nos égales. C’est même hchouma pour un mec de demander à une fille si elle est vierge. Elle le considèrerait tout de suite comme un arriéré !". Ces propos sont loin d’être isolés. Et les filles confirment. Maria, 28 ans : "Depuis l’âge de 14 ans, nos mères nous répètent qu’il faut 'faire attention à ce que nous avons entre les jambes'. À force d’entendre ça, ça te donne des idées. Et on finit presque toutes par passer à l’acte". L’honneur de la famille ? Elles rient, désormais, à l’idée qu’il puisse tenir à une fragile membrane. Wahiba, 25 ans : "Avant, quand une fille n’était plus vierge, elle avait honte de le dire aux autres filles. Aujourd’hui, on se raconte nos relations sexuelles et on se conseille des marques de pilule". Le mouvement est donc venu des filles, et les garçons n’ont eu d’autre choix que de suivre. Mais ne crions pas à la révolution sexuelle trop vite. "Il est certain qu’aujourd’hui, les filles se soucient moins de leur virginité, explique Amal Chabach, sexologue. Mais j’en reçois beaucoup dans mon cabinet, modernes et en apparence bien dans leurs baskets, qui vivent pourtant un malaise très pesant. Elles ont transgressé un tabou social et religieux et elles ont beaucoup de mal à l’assumer". Par ailleurs, ces mêmes filles sont conscientes de la perte de repères que vivent les hommes : ils ne conçoivent plus une relation durable sans passage à l’acte, mais continuent, d’un autre côté, à rêver d’une épouse vierge, quitte à ce que ce ne soit pas la même… Prises en étau entre leur propres crises de conscience et la schizophrénie patente des hommes, elle n’ont plus le choix : elles trichent. "Avant le mariage, mon époux et moi nous nous sommes fréquentés pendant deux ans. Nous avons eu des rapports sexuels, mais sans pénétration. Je lui disais que j’étais vierge, mais je ne l’étais pas, j’avais eu plusieurs amants avant lui. La veille du mariage, j’ai été chez un gynécologue refaire mon hymen", confie Zahra, 35 ans (!!), technicienne en informatique. Nada, elle, a 23 ans : "Comme mes copines, il m’est déjà arrivé que des mecs me disent : j’aurais quand même préféré être le premier". Aboubakr Harakat, sexologue, confirme : "Le tabou de la virginité est, certes, transgressé plus facilement, mais il reste extrêmement lourd, sachant que la famille est souvent là pour le rappeler". Et les familles, elles n’ont donc pas évolué ? Beaucoup de parents, aujourd’hui encore, sont à mille lieues de penser que leur fille qui rentre tous les soirs à 19h et qui ne sort pas les week-ends puisse, elle aussi, avoir déjà "essayé". Mais beaucoup d’autres parents, sans doute plus nombreux que les premiers, préfèrent "ne pas savoir". Quand on a une fille de 29 ans qui n’est toujours pas mariée, l’hypocrisie est parfois salutaire. Tant qu’elle ne ramène pas ses amants à la maison…
Les femmes découvrent le plaisir À la maison ou ailleurs, "ça se passe". Comment ? L’homme émetteur, la femme réceptrice ? Eh non ! "Le plus souvent, c’est moi qui prend l’initiative, dit Salima, 25 ans. Je suis mariée depuis un an, et mon mari est assez réservé et timide. Comme lui, j’ai eu une éducation conservatrice, mais je n’ai aucune honte à lui signifier que j’ai envie de lui et à lui montrer ce qu’il doit faire". "Moi, quand j’ai envie de lui, je lui saute dessus !", avoue Rachida sans complexe. "C’est vrai, c’est mon devoir d’épouse de tout faire pour que mon mari soit satisfait, reconnaît Leïla, 38 ans. Mais je ne conçois pas de faire l’amour si je n’en profite pas moi aussi". Les femmes marocaines, aujourd’hui, revendiquent leur droit au plaisir, et c’est une petite révolution. Il aura suffi qu’elles apprennent (merci la parabole) qu'elles aussi peuvent en éprouver. C’est bête à dire, mais la plupart des Marocaines croyaient, il n’y a pas si longtemps, que le plaisir sexuel était réservé à l’homme. Plus maintenant. Les spécialistes sont unanimes : de plus en plus de femmes s’approprient leurs corps, apprennent à mieux en tirer bénéfice. En ce sens, elles ont plus profité que les hommes de "l’occidentalisation de la sexualité". Les médias ont joué un rôle majeur. "Un grand pas a été franchi quand des quotidiens comme L’Opinion et Al Ahdath Al Maghribiya, ont consacré des pages à la sexualité, estime Aboubak Harakat. Les femmes sont les plus grandes consommatrices de ces rubriques ainsi, bien sûr, que des magazines féminins. Mais elles regardent aussi beaucoup les émissions sur la sexualité qui passent régulièrement sur les chaînes étrangères. Sans oublier, évidemment, Internet, et les millions de pages qu’il réserve au sexe dans tous ses états". Le clitoris, les zones érogènes et le Point G ne sont plus des barbarismes, pour les Marocaines. Aujourd’hui, elles ont les armes nécessaires pour évaluer leur vie sexuelle, et l’enrichir. "Ça fait 7 ans que je suis mariée, et avant, j’étais vierge, confie timidement Dalila, 27 ans. Petit à petit, mon mari et moi avons appris à nous connaître. Je crois que ma culture sexuelle, aujourd’hui, est assez riche. Je lis beaucoup de livres, je surfe sur le Net. Mon mari connaît bien mon corps, mais pas à 100 %. Même si j’estime que ma vie sexuelle est satisfaisante, je pense que ça pourrait être mieux". Kawtar, elle, est voilée. En baissant les yeux, elle avoue que oui, elle multiplie les jeux érotiques avec son mari, et que la fellation et le cunnilingus sont des petits plaisirs dont ils ne se privent pas. Et les hommes, dans tout ça ? Eux aussi ont fini par comprendre que le plaisir féminin était une chose raffinée et complexe. Du coup, ils angoissent à mort à l’idée de ne pas assurer. Faut-il faire comme dans les films porno ? Prendre son temps ? Etre tendre ? Brutal ? "Souvent, je sens le reproche dans le regard de mes partenaires, comme si elles me signifiaient que je m’y étais mal pris, avoue Fouad 29 ans. Mais si elles ne me disent rien, comment je peux savoir ce qu’il faut faire ?". Explication du Dr. Harakat : "Les femmes sont largement persuadées que les hommes ont plus d’expérience qu’elles ; donc, par ricochet, qu’ils savent tout". Ce n’est pas le cas, et la responsabilité n’en est que plus lourde pour ces messieurs. Hier, ils angoissaient sur la taille de leurs pénis, aujourd’hui, leur hantise est de ne pas faire jouir leur partenaire. Altruismes ? Bien sûr que non. "Avant, les femmes se considéraient comme des instruments au service de l’homme, explique le sexologue Hachim Tyal. Elles faisaient de leur mieux pour lui donner un maximum de plaisir, pour qu’il ne pense pas à aller voir ailleurs. Aujourd’hui, on assiste à un spectaculaire renversement de valeurs. Ces sont les hommes qui ont une peur panique, s’ils n’arrivent pas à faire jouir leurs femmes, que celles-ci aillent voir ailleurs. Voire pire : qu’elles jouissent ailleurs". L’angoisse est tellement générale que presque toutes les femmes doivent, un jour ou l’autre, simuler l’orgasme. "C’est ainsi qu’elles satisfont leurs partenaires, commente Amal Chabach. Malgré le fait qu’elles ont pris conscience de leur droit au plaisir, beaucoup continuent à penser que faire plaisir à l’homme est plus important, quitte à mentir". Certaines, rares, ont assez de courage pour avouer à leur partenaire que non, désolées, elles n’ont pas joui. Il se trouve que ce sont, en général, les plus épanouies, une espèce en voie d’apparition. Bien dans leurs corps, le connaissant sur le bout des doigts, elles n’hésitent pas à en parler : "J’ai un copain depuis deux ans, et je n’ai jamais hésité à le guider, à lui dire ce qui me fait plaisir ou pas, confie Salwa, 27 ans, responsable dans un magasin de vente de GSM. L’acte sexuel est un partage et c’est comme ça que je le vis. Je ne lui refuse rien, tant que ça me fait plaisir à moi aussi".
Et l’amour, dans tout ça ? Toucherait-on à l’égalité sexuelle ? Pas encore. Malgré tous ses efforts, l’humanité n’a pas encore réussi à gommer une différence fondamentale entre les hommes et les femmes : elles sont incorrigiblement sentimentales. "L’investissement émotionnel des femmes est beaucoup plus fort que celui des hommes, notamment quand il s’agit de relations sexuelles", affirme Amal Chabach. Autrement dit, les femmes, dans leur grande majorité, ne conçoivent de coucher que s’il y a du sentiment à la clé. Dans "faire l’amour", il y a "amour", et elles se chargent de le rappeler à ces messieurs. Qui, majoritairement, ne voient pas les choses de la même manière. Mais comme elles ont l’air d’y tenir beaucoup, ils mentent à leur tour… S’ils ne promettent pas mariage et enfants, ils laissent entendre, au moins, que ce n’est pas exclu. Faut-il leur en vouloir ? Pas plus qu’aux filles qui se font recoudre l’hymen et qui simulent l’orgasme. Finalement, la manière a peut-être changé, mais les filles et les garçons continuent à se mentir. Grâce à Dieu, ils ne font pas que ça... ecrie par oussama youssef amal source :TELQHEL

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